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A Carrot in Paris

"Tu crois en l'amour toi ? Bouh..."

3 Août 2009 , Rédigé par NnewïaM Publié dans #Enervements volontaires

« L’homme, dit-elle*, pour des questions de préservation de son patrimoine génétique, cherche à investir sur une femme et une seule, qu’il choisira inconsciemment pour ses capacités de reproductrice. En contrepartie de son sacrifice (ne pas sauter sur tout ce qui bouge, ce qui serait une autre solution pour diffuser ses gènes), il lui demande une fidélité absolue. Quant à la femme, qui se met en état de vulnérabilité par ses grossesses (elle met sa vie en jeu), elle doit absolument, en contrepartie, s’assurer de l’exclusivité affective de l’homme pour être certaine qu’il la protégera toujours. »

* Lucy Vincent, chercheuse au CNRS

Texte tiré de cet article.

Qu'est-ce que l'amour ?

 - Les symptômes physiques, sans aucun doute, trahissent, sinon l'amour, une attirance physique certaine : rougissements, bégaiement, tremblements, rythme cardiaque qui s'accélère, le tout accompagné d'une montée de phéromones. Quand on est attiré, on espère attirer l'autre, et c'est bien normal. Mais, alors que vous pensez être attiré par sa démarche, son esprit, son humour, son charme fou, c'est en réalité les hormones véhiculées par son odeur qui opèrent en vous une réaction chimique : elle est compatible avec moi, marions-nous, nous pouvons avoir des enfants ensemble.

- Selon Lucy Vincent, donc, l'amour comme nous en avons la preuve tous les jours (films, poèmes, Saint-Valentin, mariages, livres, etc.) n'existe pas : l'attirance d'un homme pour une femme et réciproquement n'est basée que sur la volonté de reproduction. Je fais partie d'un cycle, je suis née, je grandis, je donne la vie à mon tour, c'est normal. J'agis ainsi car je fais partie de la norme, et je suis très certainement hétérosexuelle. Voilà pourquoi les homosexuels sont incompris ou, pire, détestés : même s'ils veulent avoir des enfants, ils ne peuvent biologiquement pas. Les gens les plus petits d'esprit les rejettent puisqu'ils ne font pas partie de la Norme internationale qui consiste à se reproduire.

- Tout le monde ou presque se reproduit. Si vos parents s'étaient abstenus, vous ne liriez pas ces lignes. Libre à vous de les en remercier, ce n'est pas le propos. Vous aussi, un jour, vous vous reproduirez, vous concevrez un être hybride, produit d'une équation tout à fait logique qui veut que 1 + 1 = 3, dans certains cas, et par exemple dans celui-là.

- "Des questions de préservation de son patrimoine génétique" : voilà, vous savez tout (= Les enfants comme fruit de l'Amour  avec un grand A n'existent pas, ils sont simplement la suite logique de la chaîne de l'espèce humaine. Nous nous disons plus évolués que les animaux parce que les mâles ne chantent pas quelque chose d'affreusement ridicule à un intervalle régulier dans l'espoir d'attirer les femelles. Pire encore, si mariage il y a, ils restent avec la femelle, parfois jusqu'à la fin de leur vie, ce qui n'est pas sans nous rappeler les loups. Qu'est-ce que les loups font-là, me direz-vous, et je vous dirai que j'aime bien les loups et que l'exemple est tout à fait pertinent, cf. mes copies de français de l'an dernier.

- L'amour, de ce fait, est un piège destiné aux plus faibles pour les amener à procréer. Si Dieu a véritablement fait le monde - et permettez-moi d'en douter fortement - ce type est le plus gros crevard que le Ciel ait jamais à porter ; du moins j'espère pour lui. Vous croyez être amoureux ? Non, messieurs, cette jolie paire de seins n'est pas là pour votre extase sexuelle : elle vous rappelle simplement les facteurs essentiels de la fertilité chez une femme. Non, mesdames, cette vitalité dans le sport que vous admirez chez un homme n'est pas là pour vous emmener au septième Ciel : il est simplement assez vigoureux pour vous permettre d'héberger un futur enfant dans votre ventre pendant neuf mois environ.

- En résumé, l'amour n'existe pas, l'homme est le même prédateur-reproducteur depuis la Préhistoire, la femme est toujours cette pauvre créature faiblarde qui met au monde et nourrit la chair de ses entrailles et les gènes de l'homme avec qui elle les a conçu. Youpi.

Où est l'amour, dans ce cas ?

- Dans tous les endroits où il n'y a pas volonté de reproduction ? Si tel est le cas, il faudrait mettre dans cette catégorie des amours aussi divers que l'amour de Dieu, l'amour envers son prochain, l'amour pour un idéal jamais atteint, l'amour fraternel, l'amour maternel... A moins que tout ceci ne soit pas de l'amour mais une autre définition trop difficile à concevoir et que, pour plus de commodité, on a rangé sous le terme impropre d'amour. De cela, je ne peux en juger, n'étant ni linguiste ni scientifique. En réalité je ne suis rien, mais je m'interroge quand même, ça ne peut jamais faire de mal...

Pourquoi nous parle-t-on d'amour à toutes les sauces s'il n'existe pas ?

- Parce que, avouons-le, il est assez difficile pour tout le monde de se dire que la personne que l'on croyait aimer sincèrement et profondément n'est en fait là que comme futur potentiel reproducteur. C'est fort dommage. S'ensuit une longue tradition de romans, de poèmes, de films, de chansons, de publicités, etc. visant à défendre les valeurs de l'amour : fidélité, aveuglement, roses, mariage, etc.

L'amour n'existe donc pas, et c'est une véritable consolation. Le trip hippie du "All you need is love" n'existe pas, les Beatles s'étant malheureusement trompé ; malheureusement parce que les Beatles, quand même, ce n'est pas rien. Allez donc écrire autant de chansons sous LSD, chanter en faisant de la batterie ou rendre une ville si imprégnée de vous et vous verrez, ce n'est pas simple. L'amour, donc, est un gros fake, un mythe qu'on nous sert tous les jours, partout, n'importe comment parce que c'est beau un film avec des gens qui se font des bisous, a fortiori s'ils se marient à la fin. Youhou, j'aime les gens, je sors dans la rue et j'aid(m)e tout le monde comme Amélie Poulain.
Ne vous trompez pas là non plus, j'aime le film Amélie Poulain, rien que pour les murs jaunes qu'on frotte avec du curry...

Je ne suis même pas défaitiste ni pessimiste, quoi qu'on en dise (= Je ne veux pas d'enfant, je ne crois pas en l'amour, mais je suis heureuse quand même ; et très certainement plus qu'une personne mariée mère de famille ^^


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amiga 06/10/2010 20:32



suite à ton com's sur le blog de "mes-affabulations", et trèèès perplexe de ce que j'ai pu lire,  j'étais trèèèèès curieuse d'en savoir un peu plus sur toi....


Aussi, je ne suis pas trop surprise de ma 1ère lecture et fort amusée !! Même si je ne partage pas complètement  ton point de vue (tu vois je ne suis pas catégoriquement opposée...
lol), j'aime bien ton argumentation, et j'avoue restée sans voix(...)........ pour le moment.


Bref, je continue ma visite ! @+  



Troll 20/05/2010 19:03



M'est avis que non, pour écrire cela, il ne faut pas être heureux et surtout quand on vient clamer sur le blog des autres "ah mais tu dénigres l'adjectif 'sexy' parce que tu n'as jamais aimé et
désiré". Tes propos transpirent la déception.



NnewïaM 20/05/2010 19:31



Perdu :) Je suis amoureuse en cet instant précis, par contre je ne crois pas en l'amour reproductif. Je n'ai encore jamais été déçue par l'amour, je suis une petite gâtée de ce côté-là, et tant
mieux.



seden 01/11/2009 17:27


Oui, idéalisme oblige. Ressenti + empathie, il y a de quoi voir venir. De là, qualifier un sentiment, présomption ? Non, c'est abstrait, après, la valeur du nom (manque temps & lieu pour
réalité !) ne doit pas être oublié, valeur de symbole oblige. 1+1=3 : Oui, dualité (équilibre) et trinité (triptyque chance/hasard/destin).


Juliette 29/08/2009 18:24

Le problème dans tout ça, c'est bien celui-ci : On cherche une preuve "rationnelle et irréfutable" de "l'existence de l'amour".Dans le même registre, on pourrait essayer de fournir une preuve tangible de l'existence de Dieu (ou des dieux, s'il y a des polythéistes qui se baladent ici), de la liberté, voire du bonheur, allons-y ... Autrement dit : on s'y casserait les dents tellement on pourrait avoir de réponses différentes.A mon avis, chacun a parlé ici selon son propre ressenti et sa propre expérience, donc je vais faire pareil et apporter ma contribution :Je hais le romantisme de pacotille que tu as décrit, Maïwenn, avec les petites roses, la St Valentin et le mariage en blanc ... J'ai également compris que la passion est souvent destructrice, donc les récits de Goethe (même s'ils sont magnifiques et pas du tout à l'eau de rose) ne sont pas un modèle de vie, haha. Pour moi, l'amour n'a rien à voir avec ces images trop mièvres ou trop extrêmes, et voilà ... Et pourtant, j'aime bel et bien quelqu'un. Et maintenant qu'il est à l'étranger, que dire du vide que je ressens ? Je ne pense pas que ce soit le simple instinct de reproduction qui m'encourage à tenir plusieurs mois sans le voir ... Malgré tout, ce n'est pas un sentiment de dépendance, ça n'a rien de malsain qui m'empêche de vivre (la preuve, j'écris sur ton blog ^^). Je pense donc qu'il ne faut pas voir l'amour comme quelque chose qui nous rendrait dépendants ou, dans un autre registre, gnan-gnans . Peut-être que c'est finalement cette vision-là de l'amour que tu rejettes, et ça se comprend. Pour résumer, à mon avis nous ressentons tous l'amour différemment (certains ne le ressentent même pas du tout), donc il n'y a pas de définition rationnelle et logique à en donner, ça ne semble pas pouvoir rentrer dans une démonstration ou un tableau ... (ça rappelle méchamment les déductions un peu décevantes et pas vraiment exactes qu'on tire de ses cours de philo ^^)Et pour les raisons que j'ai déjà expliquées, il me paraît difficile de dire que ce sentiment (qui a une part d'instinct, c'est certain, parce que nous ne sommes pas de purs esprits) n'existe pas du tout. On peut en faire la négation, mais pas forcément affirmer qu'il est inexistant chez l'être humain.Retournons au titre de l'article : "Tu CROIS à l'amour, toi ?" --> Eh bien c'est peut-être simplement une question de croyance. Donc on peut croire que l'amour existe ou pas, comme on peut le faire avec Dieu, mais impossible de prouver irréfutablement qu'il existe ou non. Après, c'est l'expérience qui parle, et on peut effectivement choisir la voie tracée par Lucy Vincent ... sachant que le problème avec ce genre de personnes, c'est qu'elles disent que leurs théories sont "scientifiques" alors qu'en fait, elles se basent sur des constats scientifique, certes, mais pour arriver à des conclusions qui sont finalement très subjectives.(Excusez ma manière parfois un peu "scolaire" d'écrire, mais bon ... Le master recherche, ça formate un peu le discours ^^)

Yann 27/08/2009 13:02

Je m'excuse d'avance pour la longueur de mon commentaire, pas aussi puissant que celui de Nanïs (même si d'habitude, et demandez à mes tortionnaires, pardon, à mes amis, la longueur de certains mails... haha, j'aime partir dans des délires mais là j'ai pas le temps). Et merde, je sais plus ce que je voulais dire.Ah si, si on est attiré par quelqu'un que pour ses "performances reproductrices" (avec de gros guillemets), les personnes stériles ne devrait attirer absolument personne. Ce n'est pourtant pas le cas, et leur conjoint ne les quitte que rarement quand ils se sont rendus compte de leur "erreur génétique" (gros guillemets là aussi). Et s'attacher à quelqu'un, à des surnoms débiles qu'on accepterait de personne d'autre, à des objets (ou quoi que ce soit) cultes, à des "rituels", bref, peut-on mettre cela sur le compte de la reproduction génétique ancestrale ? J'imagine mal un couple de loups s'offrant des ours en peluche (encore moins des ours s'offrant des loups en peluche mais c'est une autre affaire), et, sans toutefois prouver notre supériorité face aux animaux (même si, et c'est C.Darwin qui le dit : "Ce n'est pas l'espèce la plus puissante qui survit, mais celle qui s'adapte le mieux au changement"), n'est-ce pas plus que l'instant reproducteur ? (Et d'ailleurs un homme qui saute partout propagera encore plus sa lignée, donc il est encore plus efficace du point de vue de faire un max de mômes). Et qui sommes-nous pour juger de l'amour ? (Waouh, c'est chié comme phrase, va falloir que je la ressorte !)

nanïs 20/08/2009 22:30

Quelle nouille! J'ai oublié de m'excuser de la tonalité parfois un poil agressive de mon joli pâté... ^^"

nanïs 20/08/2009 22:29




Rôh! Les communistes! M'enfin comme je suis une fille prévoyante, j'avais tout tapé sur mon traitement de texte ^^ Mais bon, il ne te manquait qu'un petit paragraphe, n'en attends pas grand chose :)
"J'aurai encore tout plein de choses à te dire, notamment sur cette histoire d'équation amour = dépendance, mais je suis trop fatiguée pour avoir envie de te dire que ça sert à rien de brandir son drapeau de gauchiste, liberté poil au nez, et tout et tout. Le jour où l'homme pourra vivre tout seul sur une île déserte à se gratter la bedaine, peut-être, mais franchement, j'y crois pas. En attendant, si l'on considère l'amour comme une aliénation, quid de l'amitié? (Les collègues de travail, la boulangère et la caissière de Super U, ça ne compte pas pareil)
 
Bref. Ne me remercie pas pour ces presque deux pages Word non relues: ça compense mon mail perdu dans l'espace cybernétique, il y a quelques semaines déjà. Et puis, c'est un sujet qui m'intéressait mine de rien. C'est pas parce que tu as des réflexions complètement extrémistes que, papillonnant sur ton blog, il ne m'est pas venu l'envie de te serrer dans mes bras et que prout. ^^ "

nanïs 20/08/2009 17:02




Ûhhh... (étrange borborygme, isn'it? ((oui, parfois j'aime donner l'illusion de parler un anglais délicieux...))
 
Chère amie, je te préviens d'emblée que ce commentaire n'aura ni queue ni tête: la logique argumentative n'a jamais été mon fort et le Toursel Vassevière me terrorise encore. Du coup, je vais viser la facilité en éludant la question de la problématique et des connecteurs logiques qui en découlent, grâce à la touche tabulation. Si ta tête est trop farcie de Mérovingiens, tu es fortement invitée à remettre la lecture de ce mail à une heure plus propice au démêlage de pseudo littérature psychanalytique. (Je me plais également à l'illusion comique, je l'avoue)
 
Bon. Là tout de suite, ce qui me préoccupe, c'est cet article immonde que tu as écrit sur l'amour. Oui je sais, d'habitude, je suis plus nuancée dans mes propos, mais que veux-tu, j'apprends à dire les choses de façon plus abrupte en ce moment. C'est so fuckin' rock'n roll, tu vois? Breeeef. Je suis assez perplexe quant au degré d'approbation que tu accordes à cette Lucy Vincent, mais je vais faire comme si tu étais d'accord avec tout.
 
(Concernant l'article du Figaro Madame, je me permets de dire que c'est une vraie merde, mais c'est normal, c'est bourré des mêmes clichés que je lis tous les trois mois chez mon coiffeur, dans le Elle, Gala ou Madame. Cela dit, je retrouve également ce genre d'articles racoleurs pseudo sociologiques dans le Marianne de mes parents (oui bon, on sait que c'est trèèès inégal comme hebdo, hein ^^ ). Non mais sans blague, considérer l'infidélité sous le seul angle des amants secrets, des dîners aux chandelles et des SMS torrides en réunion de comité d'entreprise, c'est très bourgeois je trouve. L'infidélité, c'est aussi baiser avec un inconnu, juste une fois, sans conséquence particulière. M'enfin, on parle du Figaro... Mais pire que tout, c'est cette manie de considérer la sexualité sous un angle historique et évolutionniste. Bordel. Je veux, moi, avoir le droit de préférer l'amour courtois le lundi, d'asseoir ma puissance féminine deux fois par semaine ou contraire de jouer les femmes effarouchées et fragiles soumises, ou encore de hurler nue sous la lune en période de menstruation. Et puis des fois, j'aime pas le sexe. Na.)
 
M'enfin, revenons-en à ton propre article. Sincèrement, je ne le comprends pas: tu sembles soulever des aspects problématiques de la thèse de Lucy machin, mais tu ne vas pas plus loin. Cf ton exemple sur l'homosexualité: mais comment expliques-tu cet amour-là? C'est quoi? Un traumatisme sexuel? Une façon de tuer et de nier Oedipe ou Jocaste? Ou bien au contraire, sont-ce des hommes et des femmes extraordinaires parce qu'ils sont parvenus à s'affranchir de la loi naturelle? Veux-tu donc les admirer parce qu'ils ont su abolir l'instinct reproducteur inhérent au règne animal? La première solution est réductrice et mine de rien, raciste. La seconde aussi en fait. Pourquoi mépriser le désir d'avoir un enfant? Certes, c'est une envie qui nous échappe parce qu'elle est inscrite dans nos gènes, mais quoi, ce serait être faible ou égoïste ou *insérez l'adjectif qui vous plaira* que de vouloir un enfant? Moi, je trouve ça naturel. Et c'est encore plus chouette quand ce n'est pas fait sur un coup de tête ou pour rabibocher un couple qui vacille. Et ceux qui ne veulent pas d'enfants, je trouve ça tout aussi naturel, je ne vois pas l'intérêt de juger les gens sur cette question. On a droit de s'en foutre royalement ou bien de trouver ça chiant et gluant. That's all.
 
C'est un peu facile d'enfermer l'amour dans une éprouvette, de juger la chose selon son taux de phéromones. Moi je crois que l'amour c'est compliqué. Parfois triste ou enivrant, suave ou monotone, il peut être poétique et paraître mièvre aux étrangers. Parfois, il est juste brutal. Il n'est jamais le même tous les jours, et encore moins d'un individu à l'autre. Alors, chercher une définition de l'amour, ça me paraît être une entreprise complètement vaine et surtout inutile.
 
A quoi ça sert de se demander pourquoi l'on aime? Est-ce que tu seras plus avancée par la suite? Est-ce que cela change quelque chose de savoir que c'est une histoire de phéromones? Moi je ne crois pas. On aime par instinct reproducteur (mon oeil...) et par égoïsme mais pas que.
 
D'ailleurs, c'est quoi ce truc de l'instinct reproducteur et blablabla? Je suis désolée de poser la question si crûment, mais pourquoi diantre n'ai-je pas le désir de baiser avec le premier mec que je rencontre qui semble en bonne santé, le jarret saillant et l'œil vif? Ne me dis pas que c'est parce que je sors avec Antoine, que j'attache une certaine importance à ma vertu ou que je suis fleur bleue (ce qui est en partie vrai d'ailleurs) parce qu'en toute franchise, ce n'est pas la réponse. Ou alors j'ai un putain de Surmoi.
 
Non mais sans blague, les « sentiments » , comme disait la demoiselle du dessous, tu les mets où? Pourquoi on chiale à s'en faire crever les yeux le jour où l'on se fait larguer? Pourquoi tu aimes toucher sa peau même les jours où tu n'as pas envie d'une brouette thaïlandaise? Pourquoi on fait des projets? Pourquoi on achète ensemble un pot de chambre à Ikéa, même si on sait que c'est parfaitement cliché? Pourquoi je délire trop à javelliser la salle de bain avec mon copain alors que je me planque dans les toilettes lorsque c'est l'heure de la vaisselle dans la maison familiale? Ce serait dommage de réduire les sentiments à des prétextes que notre morale soulagée et notre condition d'animaux évolués accueillent à bras ouverts. Il me semble qu'en amitié aussi j'éprouve des sentiments. Pourquoi seraient-ils factices en amour?
 
Cela dit, je veux bien admettre qu'il y a de quoi être lassé par ces valeurs de l'amour que véhicule « une longue tradition de romans, de poèmes, de films » et blablabla. En même temps, l'exemple que tu donnes ensuite (« fidélité, aveuglement, roses, mariage ») est assez vomitif.
1° Toutes mes excuses, mais j'ai beau être follement amoureuse d'Antoine, je sais pertinemment qu'il est bordélique, par exemple. Et il déteste le sucré-salé, ce sectaire! Non mais sans blague, des fois, ça m'énerve, la plupart du temps, je me dis que ce n'est pas grave.
2° Fidélité et mariage sont des sujets plus complexes que tu ne sembles le vouloir dire. Il y en a que ça rassure, d'autres pour qui c'est relatif... Tout dépend du contrat amoureux. Mais on s'en fout non? Pourquoi est-ce qu'on ne s'occupe pas chacun de nos oignons?
3° Les roses vont avec la St Valentin, les Disney et tout le tralala à la guimauve. Or, je me permets de poser cette question: est-ce que toi aussi tu n'es pas romantique? Je sais que tu l'as nié cent fois, m'enfin, le RDF a des preuves...
Et puis, où est le problème dans telle ou telle forme d'amour, inculquée depuis notre plus jeune âge par la force des traditions? C'est toujours de l'amour, non? Et puis, comment tu espères faire table rase de milliers d'années d'amour? (han! C'est cul cul puissance mille comme expression ^^ )
 
 J'aurai encore tout plein de choses à te dire, notamment sur cette histoire d'équation amour

NnewïaM 20/08/2009 19:06


Gniiih !! J'étais plongée éperdument dans la lecture de ton commentaire, et paf, ça s'arrête d'un coup ! Over-blog doit censurer quant à la longueur, pas d'autre explication ; non, je ne veux pas
croire à la thèse du complot ni à un arrêt cardiaque.

Tu as donc intérêt, très très chère amie, à me terminer ce commentaire-là au plus vite :
1) il est de toi ;
2) il est intéressant (j'aime les divergences d'opinion, oh oui (= ) ;
3) il est fichtrement bien écrit (= De fait je conseille à tout le monde le Toursel Vassevière. Si, si. D'ailleurs j'aurais sans doute dû regarder ne serait-ce qu'une page dans son intégrité, l'an
dernier =D

*Des fleurs sur ta personne, des bisous sur tes joues jolie demoiselle*


Ju' 14/08/2009 20:19

Lucy, c'est la fille préhistorique qui a été découverte je sais pas où en Afrique ? =D (6> je sors ... :$)"sauter sur tout ce qui bouge" ou "sauter tout ce qui bouge" ? Ah ah ah :D

NnewïaM 04/08/2009 20:42

http://www.navie.fr/le-celibataire-masque-4Je suis incapable de dire si ce texte est beau ou pas. En tout cas, c'est une vision de l'amour comme une autre, une vision qui ne se veut pas universelle non plus et qui n'est pas forcément "bonne" ou "mauvaise".

Juliette 04/08/2009 16:10

Ouh la, c'est une énorme blasée qui a écrit ça !! o_OBon, il y aurait beaucoup à dire, essayons de résumer ... je trouve ce genre de théories un peu facile. Certes, on ne doit pas oublier qu'il y a en nous une partie "animale" qui nous pousse finalement toujours vers la reproduction, ça c'est sûr et l'auteur débarque si elle croit qu'on n'est pas au courant ! (lol)Ce que je trouve véritablement dur dans cet article, c'est de dire : l'amour c'est pour les faibles, les gros ringards ... Enfin, finalement, nous avons un comportement tout de même différent des animaux parce qu'en plus de la vision "physique" et purement pratique/nécessaire des choses, nous avons développé une autre vision, morale celle-ci, et je pense qu'il ne faut pas passer à côté. De fait, qu'on le veuille ou non, nous parlons de "sentiments". Alors bon, il doit bien se passer quelque chose ailleurs que dans nos hormones ?!Bref, c'est l'occasion pour moi de pousser une brève gueulante contre ces théoriciens de "l'amour biologique" (qui ne dure que 3 ans, il paraît, alors pas la peine d'être sérieux), qui vont bientôt finir par nous dire qu'il faut "laisser parler nos instincts" et donc ... allez-y, tout est permis !! Et surtout ne pleurez pas, vous risqueriez de paraître "faible" ... Ah, je suis quand même d'accord avec une chose dans cet article : La St Valentin n'existe pas, c'est de la merde.^^En bref : On peut quand même croire en autre chose que les simples pulsions de la chair, sans forcément devenir conformiste !

NnewïaM 04/08/2009 18:11


Je me doutais bien qu'il n'y avait qu'une Juliette pour prendre la peine et le temps de lire un article aussi long, et surtout d'y répondre de manière argumentée ; comme je n'en connais qu'une,
merci Guizmo... ^^

L'amour pour les faibles & les ringards existe, on en a parlé samedi. C'est une théorie qui consiste à se protéger d'une attache & à vouloir préserver à tout prix son indépendance ; plus
simplement, car cela existe sans doute aussi, c'est profiter de la jeunesse, sans attaches là encore. Cette théorie n'est pas la seule et unique, heureusement, car je vois encore moins comment
parler d'amour ici.
Mais de ce fait, l'autre vision, la vision morale, qu'est-ce donc ? N'a-t-elle pas été imposée par ce que nous sommes habitués à voir, lire, écouter, regarder autour de nous ?
Si l'on prend un exemple extrême, le voici :
- Deux nouveaux-nés, un garçon & une fille, sont élevés dans un endroit stérile. Pas de sentiments, pas d'amour, pas de romans à l'eau de rose, pas de romantisme, rien. Je ne peux pas savoir ce
qui se passera avec certitude mais à mon humble avis, ils ne développeront pas de sentiment amoureux. Une attirance physique, certainement, mais pas d'amour proprement dit.

Je ne sais pas, ensuite, si les théoriciens de l'"amour biologique" veulent nous faire croire que tout est permis... il est vrai que la belle alchimie mystique des débuts ne dure que peu de temps
par rapport à une vie passée en couple. Ce n'est pas pour autant qu'une fois passé ce délai, il faille se détacher de l'autre pour retomber dans les premiers émois avec une autre personne (=

En bref, mon avis n'est absolument pas immuable, et puis après tout je veux bien y croire aussi un jour, hein ^^ Si on m'en donne une preuve logique & irréfutable, je l'accepte !