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A Carrot in Paris

Musées irlandais, le retour.

26 Octobre 2012 , Rédigé par NnewïaM Publié dans #Irlande

Dans mon article précédent, qui pour une fois ne date pas d'il y a un mois, j'ai mentionné brièvement la International Student Society. Elle ne propose pas que des (chouettes) voyages, on a aussi droit à un film tous les mardis soirs mais j'ai cours et quelques sorties dans Dublin même, comme l'usine Guinness ou cet après-midi, deux musées méconnus et gratuits.

Dublin_castle.JPG

Dublin Castle.

C'est ainsi que j'ai fait une visite éclair au  Tax Revenue Museum, qui se trouve dans l'enceinte de Dublin Castle. Comme son nom l'indique, c'est le musée de la perception des impôts... chose qui ne me passionne pas, mais il s'agit d'un musée donc on y va gaiement s'il vous plaît ! Malheureusement, pas d'appareil photo... donc on va faire sans photos maison.

 

Première impression : c'est petit. Très petit. Les objets présentés ne cassent pas trois pattes à un canard, loin de là. Vitrines bien marrantes tout de même, notamment celles présentant des objets de contrefaçon (le DVD de 300 et sa jaquette photocopiée !) ou détournés : ah, l'ours en peluche décapité pour y cacher de la marijuana... Rien que pour ça, il vaut le détour. Au delà, la muséographie n'est pas si mal, si l'on omet la police trop petite et les textes qui ne font pas la distinction entre les deux langues officielles - pour rappel, l'anglais et le gaélique irlandais. S'ensuivent des gros pavés qui découragent alors qu'en réalité, on ne peut lire que la moitié.

Deuxième impression... à vrai dire nous n'y sommes restés que vingt minutes, le temps pour mes chers collègues de s'extasier devant le premier fac-similé de manuscrit (trop fière, je lis le latin ET la demi-onciale anglaise !) avant de partir comme des malpropres. Bon, je les comprends un peu, c'est au tour de la  Chester Beatty Library d'épater un peu la galerie.

images-copie-1.jpg

L'entrée toute choupinoute et moderne. Photo by stay.com

 

Et là j'ai honte. J'ai dû couper court à mes envies de visiter l'intégrité du bâtiment parce qu'à 17 heures, les Players jouaient Tales of Poe. Inratable. Pas raté, d'ailleurs, et c'est tant mieux. Mais revenons à notre Library, qu'on traduit par bibliothèque et pas librarie, hein. C'était la minute vocabulaire angliche.

 

La Chester Beatty Library tire son nom de Monsieur Chester Beatty, collectionneur de livres et manuscrits de son état. Surtout des médiévaux européens, ce qui m'arrange bien, mais également des livres contemporains (même si môssieur n'aime pas l'avant-garde), asiatiques... bref, un peu de tout mais surtout ce qui se fait de mieux. Quality, always quality..! Malheureusement, me lâcher une heure dans un musée, c'est ne m'autoriser qu'à en voir... bon, à l'échelle de la grande salle d'exposition, j'en ai vu 1/5ème. C'est vous dire mon allure de tortue qui veut tout lire, tout comprendre, tout voir. Si en plus on me colle des gravures de Jacques Callot ET celles de Goya sur les désastres de la guerre, sans compter les manuscrits et reliures anciens... bref.

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Cette photo n'a rien à voir avec l'exposition que j'ai vue, c'est juste pour vous montrer la muséographie en général =)

 

Un musée gratuit, donc, qui me verra plusieurs fois cette année. J'y retourne d'ailleurs fin novembre avec une prof, mais cette fois-ci dans les recoins secrets des livres poussiéreux qu'on peut feuilleter gentiment, avec des gants et une bonne loupe =) Quant à la muséographie, elle est beaucoup plus moderne que sa consoeur des taxes : lumière parfaitement adaptée à la conservation des manuscrits sans que tes yeux ne saignent (Quai Branly BONJOUR), textes de la bonne taille, vitrines nickels et pas surchargées, espace de créativité pour les enfants dans le musée mais séparé des oeuvres - on n'est jamais trop prudent... : un modèle. Même les gardiens à l'entrée sont adorables : l'un m'a tenu la jambe en me parlant français pendant cinq bonnes longues minutes. J'étais atrocement gênée : d'une il connaît Clisson, de deux je n'ai pas compris grand chose. Sauf à la fin, quand il est revenu à l'anglais. Je ne reconnais plus ma langue maternelle quand elle est baragouinée dans un accent à couper au couteau... c'est tragique. Vivement Noël, pour les baguettes, les gâteaux et les bisous sur les joues...

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