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A Carrot in Paris

Une bonne semaine qui se termine dans les larmes.

23 Février 2013 , Rédigé par NnewïaM Publié dans #Coups de coeur

Je ne suis pas déprimée ni même pessimiste, je suis simplement allée écouter, pour la première fois "en vrai", le Concerto pour violoncelle en si mineur, Op. 140 de Dvorak. Ca fait un choc. Les premières notes, les premières larmes qui coulent, qui coulent. Ca en fera sourire certains, peut-être, mais je peux rire ou pleurer en musique autant qu'avec un roman, un film ou le dernier épisode de My Little Pony.

 

Je n'en connaissais jusque là que la version dirigée par Herbert von Karajan avec Mstislav Rostropovich en soliste, autant dire, pas de la merde. Voici le concerto complet par le Philadelphia Orchestra, dirigé par Eugène Ormandy. Une autre interprétation, plus marquée rythmiquement, plus de pathos aussi, selon moi. Ce qui n'est pas toujours gage de mauvais goût !

 


C'est d'ailleurs ce qui m'a le plus frappée dans le concert d'hier soir (accompagné qui plus est d'une symphonie de Rachmaninov :)) : le côté plan-plan de l'orchestre. Des cordes, devrais-je dire. Les bois sont excellents, notamment la clarinettiste solo, les cuivres également. Et la flûtiste ! Les violons, par contre... je ne suis pas très difficile niveau cordes, il suffit d'un violoncelle et je fonds sur mon siège, mais là ! Interpréter une oeuvre aussi forte émotionnellement avec une scolarité exemplaire, c'est trop. Ou pas assez. Ce côté trop réservé était accentué par le violoncelliste solo qui, lui, a envoyé pas mal de pâté - moins que Rostropovich, mais bon, plus de pâté que Rostropovich ça devient difficile. Dans la vidéo ci-dessus, on peut entendre que Leonard Rose s'en tire franchement pas mal !

Le violoncelliste solo d'hier soir, donc. Trop de pathos... il a failli casser son archet, il était sympa sur la fin, mais dans les grandes envolées, non, désolée, pas convaincue. Il n'y a pas grand chose à dire de plus, trop de lyrisme tue le lyrisme et c'est bien dommage.

 

Merci donc au National Concert Hall de nous permettre d'assister à des concerts comme ça - oui parce que je critique, je critique, mais j'ai adoré, en vrai ! Rien que pour les bois et cuivres... les frissons étaient bien présents. Pour 5 euros le concert, une telle qualité, on en redemande. Et ça tombe bien... leur programme de mars à mai est rempli de petites bombes, que ce soit les grands classiques de John Wiliams, Debussy, Carmen ou Singin' in the Rain ! Ce bien joli bâtiment va me revoir à intervalles réguliers, c'est certain.

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Photo : www.dublinrocks.com

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