LSD, je reprends pour les deux du fond.
Certains m'avaient demandé une explication quant à l'écriture sous LSD, cf. ancien article à la page je ne sais quoi... baladez-vous, un peu d'initiative personnelle, que diable.
Fort bien.
J'ai retrouvé dans Mes Documents (je n'ai aucun scrupule à rembourser la piscine de Bill Gates, et même son jacuzzi) un autre poème, qu'OpenOffice a joliment baptisé "Cosmogonie d'étoiles".
Je vous le livre, j'explique après.
Dans cette salle, on projette en boucle le film fait par la mourante.
Phrase exceptionnellement positive, joyeuse, colorée, vivace...
Salle : Espace ordonné, vaste colonie humaine
Boucle : Pagaille presque ordonnée, bordel de cheveux
Film : Vie soudaine et fugace nous échappant encore
Mourante : Puisqu'il nous faut un lit, que la terre demeure
Espace : Cosmogonie d'étoiles, prisonnière de rêves
Vaste : Plus grande que la terre, liberté faite nom
Colonie : Immense fourmilière combattant là sans trève
Humaine : L'humanité du monde, les matins sans renom
Pagaille : Fétus balayés par le vent, espoir de fruit
Ordonnée : Contraire de l'abscisse, soeur jumelle ennemie
Bordel : Puisqu'il faut bien des femmes pour jouir une nuit
Cheveux : Douceur parfois si longue, au parfum de ma mie
Vie : Bourgeon qui se colore un frais matin d'été
Fugace : Papillon éphémère dans la chaude nuitée
Encore : Et qui se réitère jusques à l'infini
Lit : Abrite une rivière chargée de sommeil lourd
Terre : Fruits trop mûrs et qui tombent abrités de bruits sourds
Demeure : Refuge au gré des vents, refusant l'infamie.
Voilà. C'est bô, ça ne veut rien dire, c'est du Yves Bonnefoy en vers, youhouu.
Le principe est simple, on part d'une phrase, n'importe laquelle, poétique ou pas. De toute façon, si vous aimez Francis Ponge, vous avez compris
que tout est poésie et vous êtes heureux. Lalala.
De cette phrase, on extirpe les quatre mots les plus signifiants, ou pas forcément : si vous êtes des petits malins, tentez donc l'exercice avec les mots "dans, on, par, la", et envoyez-moi ça !
De ces quatre mots, donc, arrêtez de me faire perdre le fil, vous composez des alexandrins, un pour chaque mot (ici, si ce n'est pas assez clair, "salle, boucle, film, mourante"). Ces alexandrins ne doivent pas forcément rimer entre eux et n'ont pas nécessairement de rapport entre eux (mais encore une fois, vous pouvez, ça rajoute du piment !).
De ces alexandrins, enfin, on prélève dans chacun d'entre eux quatre mots, again. Le processus recommence : quatre alexandrins, un pour chaque mot, pas forcément de rimes, pas forcément de rapport... l'exercice est infini.
'Puis ça fait travailler le système à douze pieds (=
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