Dans la vie, jette-toi à l'eau... parce que Plouf.
Dans la vie, quand il arrive des incidents techniques, il faut une récompense. Tout marche. Un câlin, un chèque, une fleur, je fais dans de l'ultra-traditionnel là.
C'est aussi pour ça que le brownie est un excellent allié. Quand le hall de gare n'est pas chauffé, quand il pleure au téléphone, quand vous vous démenez mais qu'il n'y a rien à faire à part repartir chez soi, quand le train ne partira pas parce qu'il n'existe pas, quand il faut attendre une heure pour se faire rembourser deux billets, il FAUT un brownie. Après. Quand tout est fini, quand il ne reste plus que la valise pleine de choses qu'il va falloir très vite ranger, et ça fait beaucoup de quand, tout ça. Un bon brownie, tellement calorique qu'on se demande comment le professeur Dukan* peut encore supporter sa présence sur les étalages des boulangeries hérétiques, c'est le Bien. Le genre de truc avec des noisettes dessus ET dedans, et plein de chocolat, que vous mangez à même les marches de ladite gare, histoire de donner le change. De dire : "tu vois, tu m'auras bien eue, tu n'as pas voulu que je parte, eh bien je reste. Je reste là sur tes genoux à te donner les miettes de mon gâteau."
Une pizza en rentrant, mangée sous une grosse couverture devant un bon film, ça fait aussi son petit effet. Moindre, étant donné la faible voire quasi nulle teneur en chocolat, mais après tout qu'importe le flacon ou même son contenu pourvu qu'on ait le ventre plein et le lui à côté.
*Toute ressemblance avec l'expression ducon étant bien entendu purement fortuite.
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