Fête des Jardins 2010... et un zeste de Techno Parade.
Il fait beau aujourd'hui - du moins plus qu'hier, partons à la (re)découverte des jardins et parcs de Paris ! Etant donné la légère étendue de la ville, cantonnons-nous au seul Vème arrondissement. Le Jardin des Plantes offre une assez belle vision de ce que peut donner cette manifestation nationale : visites guidées suivant différents thèmes, panneaux explicatifs. Malheureusement, la serre n'était pas ouverte gratuitement, ce qui ne nous permet pas d'admirer les espèces tropicales... Reste quand même le jardin écologique - fermé, pour sa part - montrant la possibilité d'une agriculture raisonnée, avec notamment des parcelles test en friche et des "plantes à moisson" qui poussent toutes seules.
Grâce à la Techno Parade, pas de bus disponibles. Qu'à cela ne tienne, nous avons encore nos jambes, et le prochain arrêt n'est pas loin : quai de la Tournelle, au Musée de l'Assistance Publique, fermé puisque l'hôpital, service public s'il en est, n'a plus assez d'argent pour le maintenir à flot. Sauf que le jardin est donc lui aussi fermé... alors qu'il était indiqué sur le site de la manifestation qu'il serait ouvert. Faisons contre mauvaise fortune bon coeur, cette balade sur les quais nous a permis de découvrir le Musée de la Sculpture en plein air de Paris :
Le musée de Cluny n'est pas si loin, et avec lui son jardin médiéval, composé d'un jardin consacré à Marie, un jardin des simples (ou médicinal), une aire pour enfants... OUI MAIS NON ! Rappelez-vous, la Techno Parade... qui passe justement sur le boulevard Saint-Germain. Une illustration vaut mieux qu'une phrase, souvent, mais imaginez un cortège de jeunes parisiens accompagnés chacun d'une bouteille d'alcool, vomissant par terre et urinant contre les portes. Voilà, c'était ça. Ajoutez quelques chars (histoire de justifier l'appellation "Techno") et des baffles à plein volume. Bouchez une artère de circulation, vous y êtes.
Une image, c'est parlant aussi.
Pour le jardin médiéval, vous pouvez oublier. Le musée donnant pile sur le boulevard, c'eût été légèrement crétin d'infliger une extinction de voix à un guide-conférencier. Une fois dans le bâtiment, les choses se calment. On peut donc envisager de partir vers un autre jardin, à savoir celui du Luxembourg.
Et là, une fois rendu, c'est la surprise : le parc du Sénat est toujours aussi beau, encore plus majestueux peut-être avec ses arbres roussis, mais il y a surtout cette exposition :
Il était temps, d'ailleurs. Entre des panneaux explicatifs sur les principaux arbres du monde (un peu européano-centré, though), les installations en bois de divers artistes et les gravures de François Houtin, le visiteur était servi. Une heure a passé, l'Orangerie n'est pas très remplie en plein après-midi - il faut dire que les températures ne donnent pas forcément envie... - et il faut déjà repartir. Le projet d'aller à l'Hôtel Matignon tombe à l'eau, il est déjà 17h30, à vingt minutes à pied du jardin c'est trop juste... un dernier regard aux oeuvres, le col de la veste remonté, partons d'un pas vif.
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