Sans chemise, sans pantalon, Sans identité
La perspective de voir Liam Neeson (et de l'entendre, lui et son Irish accent) n'a pas été innocente dans ma décision d'aller voir ce que tout le monde désigne comme un "navet" : ma mère et Le Monde. Qu'à cela ne tienne, si on paie 35 euros par mois, ce n'est pas pour aller voir Gnoméo et Juliette : direction donc le MK2 pour 1h50 de thriller avec Diane Kruger en conductrice de taxi immigrée bosniaque orpheline (si, si).
Le plot est tout sauf imaginatif : je vais à un congrès à Berlin, j'ai un accident de voiture, je perds la mémoire et pendant ce temps des méchants me prennent mon identité - et ma femme. Tout ce qu'il y a de plus banal, avouez-le. Ajoutez à cela une musique nullissime : j'étais obligée de me chanter du John Williams lors des courses poursuites afin d'éviter l'ennui. Harry Potter contre des tueurs acharnés : petit sorcier 1 - espions 0.
Sauf que rien ne se passe comme prévu. Le renversement de situation est, quoi qu'en dise le quotidien du Phénicien, complètement inattendu. Je ne le dévoilerai pas ici, mais le plot de base en prend un sacré coup, quoi. Bonne surprise de ce côté-là.
Les personnages sont sympathiques également : Diane Kruger of course parce qu'elle est jolie, Liam Neeson parce que le film était en VO, un ancien espion de la Stasi et des gens qu'on ne connaît pas qui poursuivent un mec qui croit devenir fou. Ce n'est pas du grand art, mais on passe un bon moment. A condition de ne pas payer trop cher : ça tombe bien, c'est bientôt le printemps du cinéma ! Gooo, Eagles !
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